Ce qu'il faut retenir
- Le GIEC a publié l’offre le 11 septembre 2026 pour un poste à Gif-sur-Yvette, dans la région parisienne.
- Les candidatures doivent être transmises au plus tard le 19 octobre 2026; aucun salaire n’est indiqué.
- Le plan du Groupe de travail I daté du 1er mars 2025 prévoit l’approbation du rapport du 1er au 5 mai 2028.
- L’offre mentionne à la fois une fin de contrat en juin 2028 et une date de fin en mai 2028.
L’offre définit une fonction de production
Selon l’offre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) datée du 11 septembre 2026, le poste de graphiste est un emploi de début de carrière situé à Gif-sur-Yvette. La personne sera employée par l’Université Paris-Saclay au sein de l’unité de soutien technique du Groupe de travail I, qui évalue les bases physiques du changement climatique.
Le mandat ne consiste pas seulement à mettre un rapport en page. L’offre attribue au poste la création d’infographies et de visualisations de données, l’harmonisation des figures produites par les équipes d’auteurs, les essais de figures et un appui au processus d’approbation. Elle ajoute la production de matériel pour les réunions et les activités de diffusion. Le travail relève de la personne responsable du design d’information et des graphiques.
Le diplôme demandé est un baccalauréat en design graphique. L’anglais écrit et parlé, la maîtrise d’Adobe Illustrator et d’Adobe InDesign, la production de graphiques statiques et interactifs ainsi que la disponibilité pour voyager font partie des exigences publiées. Le dossier doit comprendre une lettre et un curriculum vitæ en anglais, un portfolio et les coordonnées de deux références. La date limite est le 19 octobre 2026. L’annonce n’indique ni salaire, ni fourchette, ni échelon de rémunération.
Le calendrier du rapport explique la durée du poste
Le poste arrive pendant la première relecture formelle. Selon le communiqué du GIEC publié le 6 juillet 2026, l’examen du premier projet par des spécialistes se déroule du 10 août au 2 octobre 2026. Les personnes inscrites peuvent commenter l’exactitude, l’équilibre et la clarté du texte, mais aussi proposer des améliorations aux figures et aux tableaux. Le poste annoncé le 11 septembre doit donc reprendre des éléments déjà soumis aux commentaires.
Le calendrier officiel permet de suivre la suite du travail sans déduire une date à partir de l’offre seule.
| Date | Acte publié | Acteur |
|---|---|---|
| 1er décembre 2023 | Installation de l’unité de soutien technique à l’ENS Paris-Saclay | Université Paris-Saclay |
| 10 août au 2 octobre 2026 | Examen du premier projet de rapport par les spécialistes | Groupe de travail I du GIEC |
| 11 septembre 2026 | Publication de l’offre de graphiste | Groupe de travail I du GIEC |
| 19 octobre 2026 | Date limite de candidature | Université Paris-Saclay |
| 1er au 5 mai 2028 | Approbation du résumé et acceptation du rapport | États membres du GIEC |
Selon le plan de mise en œuvre daté du 1er mars 2025, l’approbation du résumé à l’intention des décideurs et l’acceptation du rapport sont prévues du 1er au 5 mai 2028. L’offre contient toutefois deux indications différentes : elle décrit un contrat à durée déterminée jusqu’à la fin de juin 2028, puis donne la fin de mai 2028 comme date de fin. L’écart est d’un mois. Le calendrier du rapport confirme l’échéance de mai pour l’approbation; il ne permet pas d’établir quelle date contractuelle s’appliquera.
Le budget des réunions n’est pas celui du salaire
Le communiqué de l’Université Paris-Saclay daté du 4 décembre 2023 établit que l’unité est accueillie par l’établissement depuis le 1er décembre 2023. Il décrit une équipe appelée à compter environ 15 personnes et financée par trois composantes de l’État français : le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère chargé de l’écologie par l’intermédiaire de l’ADEME, et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Le plan de mise en œuvre du Groupe de travail I daté du 1er mars 2025 chiffre de son côté à 2 059 200 francs suisses les dépenses provisoires du Fonds d’affectation spéciale du GIEC pour les réunions d’auteurs et une réunion préparatoire. Les lignes publiées couvrent surtout des déplacements de participantes et participants de pays en développement ou en transition ainsi que des coûts de réunion. Aucune ligne de salaire de l’unité française n’y apparaît. Ce total ne peut donc pas servir à estimer la rémunération du poste.
L’emploi se situe à la jonction de la production d’information sur le climat et des conditions publiques d’emploi. Les documents disponibles identifient les bailleurs institutionnels et un budget international de réunions, mais pas l’enveloppe salariale assumée en France.
Ce que nous ne savons pas encore
Ce qu'on ne sait pas encore
- Le salaire, la fourchette de rémunération et l’échelon applicables ne sont pas publiés dans l’offre datée du 11 septembre 2026.
- Nous n’avons pas pu vérifier si le contrat se terminera à la fin de mai ou à la fin de juin 2028; les deux dates figurent sur la même page.
- L’offre ne précise pas la durée hebdomadaire du travail ni les modalités de télétravail.
- Une prolongation est présentée comme possible, sans durée, budget ni critère publié.
Ces absences ne permettent pas de conclure que les conditions n’existent pas dans le contrat qui sera proposé. Elles permettent seulement d’établir qu’une personne candidate ne peut pas les connaître à partir de l’avis public. Au 12 septembre 2026, la page du GIEC consultée présente toujours les deux échéances et aucun montant de rémunération.